Née à Tokyo au début des années 1990, Saeko Matsushita a grandi dans une famille modeste où la culture traditionnelle japonaise occupait une place centrale. Dès son plus jeune âge, elle se passionne pour la danse classique et le théâtre, disciplines qu'elle pratique assidûment pendant son adolescence. Après l'obtention de son diplôme d'études secondaires, elle intègre une école de commerce tout en travaillant à temps partiel dans un café du quartier de Shibuya. C'est là qu'un recruteur de l'industrie du divertissement pour adultes la remarque, séduit par son maintien réservé et son regard franc.
En 2010, Saeko Matsushita signe son premier contrat avec un studio de production basé à Tokyo. Elle fait ses débuts sous un pseudonyme qu'elle choisit elle-même — Saeko Matsushita — un nom qui évoque à la fois la délicatesse et la détermination. Ses premières scènes sont marquées par une approche naturaliste : elle privilégie des mises en situation proches du quotidien japonais, loin des décors sophistiqués. Elle déclare plus tard dans une interview avoir été guidée par l'idée de « jouer des histoires vraies », ce qui explique son attachement à des productions à petit budget axées sur le réalisme.
Entre 2012 et 2015, Saeko Matsushita élargit son répertoire en acceptant des tournages dans des formats plus variés : films en solo, collaborations avec d'autres actrices, et séries thématiques. Elle se distingue par sa capacité à incarner des personnages introspectifs, souvent confrontés à des dilemmes émotionnels. Cette période coïncide avec un intérêt croissant pour la photographie d'art : elle commence à prendre elle-même des clichés des coulisses, qu'elle partage sur des forums de niche. Son public fidèle apprécie cette touche personnelle, qui humanise son image.
Contrairement à nombre de ses collègues, Saeko Matsushita a toujours gardé une distance avec les médias grand public. Elle refuse les plateaux télévisés et les interviews intimes, préférant s'exprimer via des lettres manuscrites adressées à ses fans. On sait peu de choses sur sa vie privée : elle aurait étudié la psychologie à l'université pendant ses premières années d'activité, mais aurait abandonné pour se consacrer entièrement au cinéma. Un proche confident révèle qu'elle consacre ses rares temps libres à la calligraphie et à la méditation zen, des pratiques qu'elle considère comme essentielles pour « préserver l'équilibre entre le corps et l'esprit ».
À partir de 2016, Saeko Matsushita ralentit son rythme de tournage. Elle sélectionne désormais ses projets avec soin, privilégiant les réalisateurs qui respectent son approche minimaliste. Elle participe à quelques productions indépendantes qui explorent des thèmes comme la solitude urbaine ou le passage à l'âge adulte. L'une de ses scènes les plus remarquées met en scène une employée de bureau taciturne, un rôle qu'elle prépare en observant discrètement des salariées dans un train de banlieue. Elle confie que ce souci du détail lui permet de « ne jamais jouer un personnage, mais de le devenir le temps d'une prise ».
En parallèle de sa carrière d'actrice, Saeko Matsushita anime depuis 2019 un atelier d'écriture créative pour jeunes artistes à Osaka. Elle y enseigne la construction de récits visuels et la gestion des émotions face à la caméra. Bien qu'elle n'évoque jamais directement son passé dans l'industrie, elle utilise des exemples tirés de sa propre expérience pour illustrer les techniques de jeu. Aujourd'hui, elle partage son temps entre le Japon et la France, où elle suit une formation en mise en scène. Ses projets actuels incluent l'écriture d'un court métrage semi-autobiographique sur le thème de la renaissance personnelle, qu'elle espère tourner d'ici deux ans.